Annemarie S. ou les fuites éperdues

Editions de L’Age d’Homme, 2000.(poche, 2006)

ISBN 978-2-8251-3704-8

https://www.lagedhomme.com/

Traduction espagnol, 2001

ISBN 84-89978-17-4

“Depuis le jour où j’ai commencé mon périple oriental, ma vie a brutalement basculé. En repensant à mon parcours, je me demande encore comment j’ai eu le courage d’affronter seulece voyage. Je n’ose pas me demander ce que j’y cherche, je n’ose pas, je ne sais pas. Je fuis.”

Aventurière, androgyne et rebelle, Annemarie Schwarzenbach aime les femmes, les paradis artificiels, les voitures qui roulent vite. Ecrivain, photographe, journaliste engagée, elle lutte. Aux côtés des enfants de Thomas Mann, Klaus et Erika. Dans l’Europe déchirée des années trente, orchestrée par l’Allemagne nazie. A la croisée des grands mouvements de ce siècle, elle est introduite dans le cercle restreint des figures légendaires : Ella Maillart, sa compagne de route, André Malraux, Roger Martin du Gard, Jean Cocteau. Annemarie promène « son beau visage d’ange inconsolable » à travers des mondes épars: Paris, Berlin, Vienne. Et ailleurs : Moscou, New York, Téhéran, Brazzaville. Découvertes, errances, solitude. Opiomane, elle connaîtra l’internement psychiatrique, de cures de désintoxication en tentatives de suicide, mais conservera intacte cette séduction propre aux écrivains maudits.

C’est ce destin fulgurant et peu connu que raconte cette biographie. Un voyage entre le réel et l’imaginaire.

« Fascinée par la personnalité de son héroïne, Vinciane Moeschler lui consacre une biographie romancée où ses lettres authentiques se mêlent à une sorte de journal intime réinventé. Elle s’est si bien moulée dans le style d’Annemarie S. qu’on ne sait plus où est la vérité. Mais Annemarie S. l’a-t-elle jamais sue ? »  Le Figaro Magazine