
Roman
Alice et les autres
2021 · Mercure de France (Gallimard)
ISBN 9782715256682
« Je brûle d’un sentiment de liberté : celui de me transporter sur ce cheval au galop. À la place, je me retrouve assise à table devant une tartine de Vache qui rit et une tasse de Ricoré. Lorsque Guy rentrera ce soir, je ne pourrai m’empêcher de penser au fusil. »
Madame Morin mène une existence paisible entre son mari Guy et ses trois enfants qu’elle élève avec fierté. C’est une mère de famille aimante. Pourtant, se pourrait-il qu’elle mène d’autres vies ? Atteinte d’un trouble dissociatif depuis ses quinze ans, elle est en proie à plusieurs personnalités distinctes qui prennent tour à tour le contrôle de sa vie. En quelques secondes, elle se métamorphose en Betty, Alice et les autres, dont elle ne conserve aucun souvenir.
Des séjours répétitifs en clinique psychiatrique lui permettent de se mettre à l’abri. La fascination de son thérapeute suffira-t-elle à la protéger contre elle-même ? Dans un jeu de miroir qui parle du double, Vinciane Moeschler nous entraîne dans les profondeurs de la folie humaine. Si Norman Bates, mythique figure de Psychose, n’est pas loin, c’est aussi une formidable histoire d’amour qui nous est contée ici.
Distinctions
- · Prix des lycéens 2023
- · Prix des délégués de classe
- · Prix Mots des maux
Presse
« Un roman choc sur la folie. Un livre inspiré, parfaitement édité dans une forme étonnante et en symbiose avec son sujet. Un coup de cœur de notre rédaction. »
« Soutenue par l’écriture concise, musicale, imagée et par une succession de phrases courtes, cette plongée dans les abysses de la pensée humaine et le pouvoir de l’inconscient dénonce surtout, entre les lignes, l’inacceptable. »
« Vinciane Moeschler réussit à laisser approcher le lecteur d’une part de cette pathologie mystérieuse, sans prétendre en percer le secret. Entre fascination et compassion, leurs émotions sont violentes, mais la romancière en explore avec délicatesse les ambivalences. »
« Ce rythme impose un tempo sec et rapide à l’histoire, dans laquelle on avance, ébahi, stupéfié et fasciné. Cela donne encore une altérité supplémentaire à ce roman. Et une richesse extraordinaire. »
« La gageure de ces pages, hantées par le désir de décrire le moment où le moi se fractionne, consiste à aller sans cesse à la ligne. Le récit fait le mort pour mieux redémarrer, tout comme Alice se déconnecte… »
« Vinciane Moeschler écrit au plus près des métamorphoses, l’oreille, les sens collés aux rapts qu’endure Alice. Le livre s’avance comme un radeau de la folie, qui recueille les mots délabrés, les bribes des traumatismes de l’enfance. »